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Ce qu’il faut comprendre à The Game Changers
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Ce qu’il faut comprendre à The Game Changers

Par Jessie et PH

Le documentaire The Game Changers a fait couler beaucoup d’encre depuis son arrivée sur Netflix. De mémoire, je ne me rappelle pas avoir déjà vu un documentaire aussi polarisé. D’un côté, les véganes, nous compris, se sont rués sur celui-ci afin de le partager au plus grand nombre de personnes. D’un autre côté, les antivéganes ont tout de suite crié à la manipulation de l’information et au manque de rigueur.

À travers cette dichotomie, les scientifiques ont décortiqué chaque information du documentaire en arrivant à la conclusion globale que le film était, somme toute, plutôt exact, mais que, comme tous les documentaires, il choisissait les informations mises de l’avant.

Le « cherry-picking », cette façon de choisir quelles informations sont mises de l’avant et quelles sont laissées derrière, est LA chose que l’on reproche le plus à The Game Changers. Pourquoi montrer les athlètes véganes et ne pas parler des athlètes tout aussi bons ou bien meilleurs qui ne le sont pas? Pourquoi ne pas parler des autres diètes qui fonctionnent aussi très bien? Pourquoi ne pas présenter d’autres alternatives?

Parce que c’est un documentaire sur le véganisme!

Trop souvent, dans les dernières semaines, j’ai entendu parler du documentaire sans aucune mention sur la section qui traite de l’environnement et de l’éthique. On l’ignore complètement.

Les nutritionnistes qui parlent du documentaire en parlent seulement au niveau de l’alimentation. Je comprends qu’on doit garder un esprit critique et se protéger de la mauvaise information, mais on ne peut pas recevoir ce documentaire avec une seule lunette. Parce qu’au final, la nutrition ne devrait pas s’arrêter aux effets sur notre corps. Bernard Lavallée l’a bien compris avec sa façon de voir cette science. De simplement parler de nutriments, d’oméga-3, de protéines et d’acides aminés est une façon simpliste de voir les implications de ce qu’on consomme.

J’espère que des mesures environnementales seront mises de l’avant dans toutes les formations qui entourent la nutrition dans les prochaines années, mais je digresse.

Le point principal de The Game Changers est le suivant : il est possible de tout faire en étant végane. Il est possible d’être aussi bon que tous les autres en étant végétalien. Il est possible d’être la meilleure version de soi-même sans consommer de produits d’origine animale.

Lorsqu’on comprend les enjeux sur l’environnement de l’élevage animal (j’inclus ici la pisciculture commerciale, qui est littéralement un désastre environnemental) et les enjeux éthiques et qu’on réalise, grâce à un documentaire comme The Game Changers, qu’il est possible d’être autant sinon plus en forme et en santé sans participer à cette catastrophe, la solution apparaît très simple.

C’est là l’enjeu principal du documentaire. Non, il ne s’agit pas une thèse de doctorat sur les enjeux nutritionnels. Mais c’est une preuve qu’il est possible de tout faire sans sacrifier la planète et les animaux.

Au lieu de s’attaquer au « cherry-picking » qui est présent dans TOUS les documentaires, pas seulement les véganes, pourquoi ne pas parler de ce qu’il démontre hors de tout doute?



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