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L’après COVID-19: les réflexions à avoir
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L’après COVID-19: les réflexions à avoir

Je vous avoue qu’après quelques semaines de confinement à la maison avec mes deux chats, j’ai beaucoup réfléchi à l’après COVID-19… Nous avons juste ça à faire ces temps-ci, n’est-ce pas? Cette pandémie vient en quelque sorte jouer le rôle de wake-up call  mondial, touchant le simple citoyen jusqu’à l’industrie internationale.

Pendant que nos vies sont sur pause, nos quotidiens sont chamboulés et nos plans pour les prochains mois sont incertains, je crois que trois pistes de réflexion sont essentielles pour la suite des choses. Écoutons le message, tirons les leçons et avançons ensemble!

 

 

1 – Notre relation avec la nature

Ces dernières semaines nous ont permis d’entendre à toute heure du jour le chant des oiseaux, un événement assez rare lorsqu’on habite sur une rue passante. Prendre son café avec les écureuils plutôt qu’avec le bruit étourdissant des moteurs, c’est plutôt plaisant, je trouve! Avez-vous remarqué que tout le monde prend des marches ces jours-ci? Les gens profitent du temps à la maison pour bouger dehors et connecter avec leur environnement extérieur. Il n’y a jamais eu autant de personnes respirant l’air frais simultanément que maintenant.

Ce confinement nous oblige à reconnecter avec la nature. Peut-être allons-nous maintenant prioriser la lecture d’un bon livre dans un parc plutôt que de magasiner dans les centres commerciaux ou de chiller des heures sur Netflix?

 

 

2 – Nos actions face au dérèglement climatique et aux enjeux environnementaux

Pollution, déforestation, surexploitation des ressources, destruction des habitats, acidification des océans, réchauffement de la planète… Oui, ça déplace de l’air, des humains! La planète respire un peu depuis que nous sommes tous tranquilles à la maison, ouf! La rapidité de la propagation du virus en Chine, en Italie et partout ailleurs a démontré une réduction drastique des gaz à effet de serre et du smog dans les grandes villes. Les citoyens du monde respirent à nouveau, l’air un peu moins pollué, et réalisent peu à peu que le ralentissement des activités humaines destructives est bénéfique à leur santé et leur bonheur.

Selon les experts de la NASA, les émissions de gaz à effet de serre en Chine ont diminué de 25% ces dernières semaines alors que le pays a cessé les activités économiques pour contrer la propagation de la COVID-19. Ici comme ailleurs, la machine humaine est en mode tranquille. Ça fait du bien, non? Ce qu’il faut mettre en lumière ici, c’est que notre quotidien, nos actions, nos achats et notre système économique impactent gravement notre planète et du même coup la santé humaine ainsi que l’avenir de la vie sur Terre.

La fonte des habitats, l’exploitation des animaux, l’industrialisation et toutes autres activités nuisibles augmentent aussi le risque d’apparition de pandémie. Il ne faut pas oublier les changements climatiques qui risquent de nous causer de gros problèmes à court, moyen et long terme! La beauté de la nature, les animaux et la qualité de vie que nous chérissons sont à risque de disparaître. Dans une situation de crise comme celle du coronavirus, nous pouvons voir les impacts que nous avons en tant qu’espèce sur l’environnement. Est-il maintenant temps d’adopter une transition verte?

 

 

3 – Notre relation avec les animaux

Ici, comme dans la plupart des pays du monde, nous avons un respect envers certains animaux comme les chats et les chiens, mais qu’en est-il des autres animaux? L’origine du coronavirus doit nous amener à nous poser des questions sur notre interdépendance et notre relation avec tous les animaux. Les experts de l’Organisation mondiale de la Santé affirment que l’apparition du virus semble être d’origine zoonotique, une « maladie provoquée par des virus grippaux des animaux qui traversent la barrière des espèces et infectent l’être humain ».

En quelques décennies, nous avons bouleversé drastiquement les barrières invisibles entre les animaux et les humains, risquant l’augmentation d’émergence de pandémies. Comme celle-ci? Notre proximité grandissante avec les animaux sauvages et les animaux de ferme pose problème. L’Organisation mondiale de la Santé et l’Organisation mondiale des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture soutiennent que la demande pour les produits animaliers est l’un des risques majeurs pour l’éclosion de pandémies. C’est peut-être l’occasion, durant cette période d’isolement, d’intégrer plus de tofu, de légumes et de produits véganes dans les assiettes!

 

Je ne sais pas pour toi, mais moi, je vois l’après COVID-19 comme une chance de renouer avec ces relations perdues. Notre réponse mondiale à contrer le virus doit nous inspirer à agir face à l’urgence climatique et aux enjeux environnementaux ainsi qu’à réviser notre proximité avec les animaux. Rien n’est plus important que la santé des habitants et de notre planète, parce que nous dépendons de ces relations pour survivre! Alors, agissons pour vrai!

-Elizabeth Viola
@oceanic.elizabeth

Sources
https://www.euronews.com/2020/03/04/nasa-confirms-a-fall-in-greenhouse-gas-emissions-in-china-amid-coronavirus-outbreak
https://www.commondreams.org/news/2020/03/25/coronavirus-clear-warning-shot-nature-humanity-top-scientists-say
https://www.who.int/fr/influenza/spotlight/zoonotic-influenza
https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/68899/WHO_CDS_CPE_ZFK_2004.9.pdf



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