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Le journal de pandémie #1, ou l’importance de la constance dans le sport
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Le journal de pandémie #1, ou l’importance de la constance dans le sport

Quand j’étais un nageur pour le Rouge et Or de l’Université Laval, mon horaire était construit en entièreté autour de mes entraînements. L’heure de mon lever, de mes repas, de mes cours, de mon couvre-feu. Tous les jours semblables me permettaient de créer une constance dans mon entraînement, constance nécessaire à l’amélioration au long terme.

Depuis le début du confinement, le plus grand défi face auquel j’ai été confronté est le manque de rigueur dans mes journées. Sans cadran le matin ou d’heure de coucher, il m’apparaissait difficile d’être productif. Pour quelques semaines, cela peut faire du bien, mais après un certain temps, il est nécessaire de trouver une raison de se lever le matin, sans quoi rien ne fait de sens.

J’ai donc décidé de me mettre au défi à devenir le meilleur coureur possible. Armé de l’Internet et de mon expérience d’entraînement, je me suis construit un plan de 12 semaines qui m’amènerait, potentiellement, à courir un marathon en juillet. Bien que rien n’est garanti et que je suis plutôt pessimiste quant à la probabilité qu’un événement aussi rassembleur puisse avoir lieu durant l’été, il me fait le plus grand bien d’imaginer que oui, et cela me motive à respecter mon programme.

Comme je le disais, la constance est la clé dans tout processus visant l’amélioration. Il est grandement avantageux de faire une série de 3 entraînements à 90% plutôt qu’un entraînement à 100% suivi de deux à 50%. Avec cela en tête, lorsqu’on vise un objectif à moyen ou long terme, il faut être capable de doser correctement ses efforts.

À titre d’exemple, si on planifie une longue course de 21 km (ici, les distances sont relatives à vos objectifs, le mien étant 42,2 km), mais que celle-ci nous coûte trop cher en termes d’énergie et compromet notre assiduité dans les jours suivants, nous passons à côté du but. Inversement, il est extrêmement pertinent de planifier une course moins longue (ex. : 16 km), mais qui nous permet d’enchaîner avec des courses plus courtes les jours suivants.

C’est également une question de motivation. Évidemment qu’un athlète professionnel peut enchaîner les entraînements de plus de deux heures tous les jours, car cela devient son métier. Par contre, pour les sportifs amateurs comme moi, il est beaucoup plus réaliste de limiter mes entraînements à 1 heure, voire 1 heure 30 minutes, afin de conserver l’envie de sortir courir chaque jour.

Il est nécessaire de trouver un rythme qui vous convient afin de réussir à mettre en place un programme qui vous forcera à être constant, autant au niveau de votre entraînement que de votre horaire. J’ai choisi la course, mais toute autre forme d’entraînement physique ou d’activité plus intellectuelle (musique, écriture, lecture) peut très bien vous permettre de créer cette routine si essentielle.

Bref, ce n’était que quelques réflexions qui me sont venues, alors que j’essaie, comme tout le monde, de passer le temps de la meilleure manière possible. Et je dois avouer y trouver un sentiment d’accomplissement assez incroyable. D’autant plus que mes performances s’améliorent et que cela ne fait qu’augmenter ma motivation, dans un cercle vertueux qui fait passer le confinement beaucoup plus rapidement.

-PH



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