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Mon expérience du véganisme dans le sport
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Mon expérience du véganisme dans le sport

(Je tiens à insister sur le fait que je ne suis aucunement nutritionniste et que ma compréhension de la science est très élémentaire. Ce texte n’est basé que sur mon expérience personnelle, que vous pouvez prendre ou laisser.)

L’un de mes plus grands regrets est de ne pas avoir eu la prise de conscience végane durant ma carrière d’athlète d’excellence. Je n’aurai donc jamais la possibilité de comparer l’avant et l’après d’un changement aussi important sur mon corps au sommet de sa condition. De façon réaliste, je n’atteindrai jamais un niveau de forme aussi élevé qu’il y a trois ans, alors que je gagnais les championnats canadiens universitaires, et ce, peu importe comment je décide de m’alimenter à partir d’aujourd’hui.

Il y avait mon bon ami Xavier Desharnais qui me parlait assez souvent de végétalisme, en étant lui-même adepte, mais, pour plusieurs raisons ancrées trop profondément dans mes habitudes et mon confort personnel, ce qu’il me disait ne m’atteignait jamais vraiment. Je faisais attention à mon alimentation, certes, mais je ne me posais pas vraiment de questions par rapport à celle-ci.

Aujourd’hui, les évidences sont claires quant aux bénéfices de consommer moins de viande et plus de protéines végétales. Mais qu’en est-il réellement de mes performances?

Bien que je ne puisse comparer avec le sommet de ma condition physique, comme je ne m’entraîne plus 25 h par semaine, mais plutôt entre 10 h et 15 h, je peux malgré tout observer quelques effets de ma nouvelle nutrition.

La première observation, celle qui saute aux yeux, du moins aux miens, c’est la nouvelle capacité que j’ai à récupérer. Une diète végétalienne réduit l’inflammation, et c’est sans doute pour cette raison que mon corps peine beaucoup moins à revenir d’une grosse charge de travail. Avant, je me levais constamment avec des courbatures. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus rare, et très peu accentué.

Cela me permet de revenir jour après jour avec des entraînements de qualité. Je ne ressens plus le besoin de prendre des jours de récupération aussi fréquemment qu’avant.

Cet été, je me suis entraîné assez sérieusement pour courir le marathon de Québec, que j’ai finalement terminé en 3 h et 15 minutes. Un temps 22 minutes plus rapide que l’année d’avant. J’attribue cette amélioration à (1) une meilleure connaissance de la distance et (2) une plus grande charge d’entraînement.

J’ai couru six semaines à 100 km par semaine dans les deux mois qui ont précédé le marathon. Cette charge est assez importante pour un coureur amateur, mais je n’ai ressenti aucune surcharge. Mon corps récupérait extrêmement rapidement et je pouvais construire ma forme physique étape par étape chaque jour.

Un autre changement que j’ai remarqué est ma capacité à m’entraîner rapidement après un repas. Ma digestion semble moins lourde et je n’ai pas de problèmes de crampes ou d’autres désagréments.

Finalement, le dernier changement majeur est ma régularité. Si vous avez déjà eu des problèmes de digestion pendant une course, vous savez à quel point ça peut vous rendre misérable. Devoir trouver une toilette quand vous êtes à 5 km de la maison est un vrai cauchemar. Cependant, depuis que je suis végétalien, je consomme beaucoup plus de fibres, et (j’imagine) ma digestion en est améliorée. Cette problématique ne m’arrive simplement plus, ce qui m’est d’un extrême réconfort.

Ce n’était que de simples observations que j’ai faites en écoutant mon corps. Chose certaine, j’aurais adoré tester ce type de nutrition au sommet de mon art! Je vais devoir me contenter d’être un athlète amateur végétalien qui se sent bien au quotidien.

Dit comme ça, ce n’est pas si mal!

-PH



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